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vendredi 11 juin 2010

Torre del paine : GRANDISSIMO, on en a pris plein les mirettes !!!



La Patagonie est autant argentine que chilienne c'est pourquoi nous ne pouvions faire l'impasse sur "el parque Torre Del Paine".
Nous voilà repartis sur les routes chiliennes :

Nous visons Puerto Natales, dernière petite ville avant l'immensité du parc naturel. Cela permet de faire le plein de provisions, d'essence et de faire laver le linge. Le camping est rudimentaire mais vue l'affluence touristique, nous sommes bien accueillis.
Comme d'habitude, nous scrutons l'horizon à l'aube et au crépuscule :
L'étendue d'eau salée rappelle à Letty qu'il existe de fameux mollusques au Chili et ce soir là, nous dégusterons une soupe de fruits de mer et encore une fois des "locos". Le ventre bien rempli, nous permettra d'appréhender le froid nocturne.
Et au petit matin, en partance pour le parc, nous découvrons les chaleureuses couleurs de l'aube. Sous cet angle on a parfois du mal à imaginer les températures locales.
A peine avons nous pris la route de terre qui mène à l'entrée de parc que nous visitons cette immense grotte du "milodon" (vous retrouverez plus d'infos dans le zoo des enfants) qui effraie les enfants.

 
Vous ne savez toujours pas dans quel sens souffle le vent ? 

Plus loin, à l'approche de l'entrée du parc, nous devons nous mettre sur le bas-côté pour laisser passer les transhumances. 
C'est alors que nous apercevons au loin le massif de "Los Cuernos" 2200 et 2600m. Une petite pause déjeuner s'impose dans ce lieu ! mais devinez quoi ? des invités surprises ! les condors nous narguent à moins de 5m au dessus de nos têtes.
On se rapproche, on se rapproche ! voilà la vue que l'on découvre juste au dessus de la maison des gardes du parc.
Les gardes sont une source de renseignements non négligeable. Ils connaissent les lieux où se nichent les animaux, les possibilités de logements et les points de vue imprenables. Tout y est fort bien indiqué mais ce petit plus de discussion avec eux nous aura permis de passer 2 jours grandissimos.
Nous n'avions encore pas côtoyé les icebergs d'aussi prêt. Pas un de nous 4 ouvre la bouche pour perturber ce doux moment que nous offre la nature. Nos enfants auront, tout au moins nous l'espérons, de quoi faire rêver leurs futures conquêtes.
Plus nous approchons, plus le spectacle est saisissant. Mais il est temps de trouver un endroit où connecter le camion pour l'électricité afin que nos 2 bambins passent une bonne nuit. Tout est fermé, hors mis un hôtel de luxe parce que ça existe bien dans cette nature à l'état brut. Nous osons passer les barrières d'un camping fermé mais fort éclairé. Le gardien, seul au monde, joue sur son ordinateur. Le groupe fonctionne à plein régime pour lui illuminer les allées jusqu'à sa cabane. Il affirme que tout est bien fermé puis après discussion nous ouvre un compteur pour que nous puissions avoir du chauffage : merci gardien (on aurait dit Thomas B.)
Le matin, même si le jour à de la difficulté à apparaitre, nous nous hâtons pour être prêt pour ÇA :
les couleurs du lever du jour

















Puis nous reprenons la route à travers cet endroit de rêve, enfin pour les amoureux de la nature.
Le réveil de celle ci ne laisse personne insensible.
Voilà ce que nous pouvons vous offrir comme vues :

 
Cerro Grande et Cuernos
Nous décidons de suivre les conseils des gardes et faisons une petit rando d'une heure pour rejoindre ..... vous le voyez à gauche de la troupe ?
Nous poursuivons notre chemin en chassant le puma mais nous ne le trouverons pas !
Il y a quand même quelques habitants à l'année. Nous traversons quelques estancias. Nous remarquons que leur chevaux restent scellés toutes la journée. Pourquoi ?
 
Nous hésitons : par quel côté allons nous sortir du parc ? nous sommes rentrés côté sud et nous devrions sortir côté est, sauf qu'arrivés à la sortie nous rebroussons chemin histoire d'en prendre encore plein les mirettes.
Zachary se veut être un parfait petit explorateur et scrute les forêts aux jumelles en compagnie de son papa. Ce soir là, ils auront bien fait car ils ont pu approcher une chouette.

 
Nous rentrons sur Puerto Natales à la nuit, avec une seule idée en tête de retourner déguster des fruits de mer.
Après avoir bénéficié d'une bonne douche chaude, nous quittons Puerto Natales pour Punta Arena.

les rues de Puerto Natales
Le long de la route nous force parfois à faire halte pour admirer une race de montons rouges.
 
ou les gauchos au travail, spectacle dont on ne se lasse pas !
Punta Arena ne nous inspire plus rien puisque les pingouins qui peuplent habituellement les îles alentours ne sont pas là pendant l'hiver. A peine arrivés, nous achetons des billets pour le ferry qui part à 9h le lendemain matin.
Il fait beau à Porvenir. C'est la dernière ville du chili que nous visiterons avant de retrouver l'argentine et ce le jour de leur premier match pour la coupe du monde.
 
 Beaucoup de croates ont immigré ici et l'architecture en est influencée :

La prochaine fois nous serons en Argentine. Arrivés à l'ultime étape de notre périple....beurk !

mercredi 12 mai 2010

Lauca et Atacama (spots !!) : fin du nord chili


Nous avons hésité à nous rendre dans le parc de Lauca car ça nous rajoutait beaucoup de kilomètres.









Si l'on avait penché pour la négative on aurait tout de même loupé tout ça :


au matin au réveil puisque nous avons dormi près du lac de Chungara, sous le volcan Parinacota.

 
Découverte d'un parc national riche en faune, cette fois ci nous avons vu en même temps tous les camèlidés (même le guanaco qui nous nargue de la route, + le condor, le viscacha et un nouveau petit anima que vous découvrirez).
 
La nuit fut fraiche, -10°C, tout avait gelé dans le camion sauf nous, blottis sous nos duvets dont on ne regrette pas l'investissement (enfin!). La pompe à eau n'a fonctionné qu'à partir de 12H00, après s'être réchauffée au soleil.
 dans la nuit, un camion qui passe au loin
Pendant la nuit, le renard a rodé autour du cam's durant une bonne heure et chaque fois que l'un de nous sortait pisser, ses yeux s'éclairaient dans les rayons de la lampe ; quand on sait que c'est aussi le paradis du puma, je vous jure que ça coupe l'envie de sortir.
Nous traversons Parinacota au coucher du soleil et nous ne résistons pas d'y retourner au petit matin pour baigner dans l'ambiance aymara.

C'est alors qu'en chemin nous croisons un couple de français retraité (64 ans) qui voyagent 8 mois sur douze et le maximum à pied et en autonomie. C'est la première fois que nous rêvons à nos vieux jours. Le plus dingue dans l'histoire c'est que leur fille leur fait la tête car ils ne seront pas là pour le 1er anniversaire de leur petit fils.....ça laisse songeur non ?

On va on vient, on empreinte des routes de terres, on se dit que c'est ça la liberté et que le camping y contribue énormément.

S'arrêter où l'on souhaite quand on veut et prendre en stop des routards.
Un petit contrôle douanier peu commun : l'homme nous demande si nous possédons des sucreries et bien entendu la peur de la fouille pour on ne sait quoi d'ailleurs, nous amène à répondre "non", mais lorsque l'on comprend pourquoi on éclate de rire.

Lamas et alpagas se ruent sur le camion pour quémander la sucrerie et si il n'y en a pas assez, le lama crache.
Notre référence en matière de crachats de lamas se limitait à tintin mais plus maintenant, Kri en a gardé un peu sur la joue et Letty sur les mains.
sacrifice, ici aussi ! ou buffet du puma ?
Nous déjeunons au milieu des troupeaux de vigognes et des viscachas. Un des gardes de la CONAF nous informe de la présence de sources d'eaux chaudes en provenance du volcan.
On ne résiste pas, on fonce se baigner.

C'est un peu trop chaud et même si l'air extérieur est frais nous ne le sentons plus!
Et voilà, une nuit sur la place du village de Putre où les maisons arborent quelques vestiges de l'époque coloniale et nous prenons la route pour rejoindre San Pedro De Atacam (plus de 800km) nous souhaitons revoir les déserts salés.
Mais la route reste toujours surprenante malgré la traversée d'un désert.
cactus candelabre
cherchez les géoglyphes
pour les myopes les voilà de plus près





Nous ferons une petite halte dans un endroit déjà connu, Calama et au petit matin nous nous dirigeons vers San Pedro.
Nous arrivons à peine à la Vallée de la lune que nous sortons de la route principale pour admirer le beau paysage et là, oh ! surprise nous y rencontrons la famille Berger (et oui Jacques !). 
Famille d'expat. depuis 2 mois à Santiago. Ils habitaient Voiron tout de même ! Stéphanie est prof d'espagnol et Jean-philippe est astronome pour notre plus grand plaisir. Il nous aura décrypté le ciel et Kri n'en peut plus d'énoncé les constellations et étoiles qu'il a retenu entre 2 verres de pisco.
Eux, Clara, Lucie et Axel ont su divertir nos enfants en manquent de contact français.
La cordillère de sel
Nous passerons quelques jours fabuleux ensemble, en commençant par le coucher de soleil sur la vallée de la lune (valle de la luna) qui lui ne mérite pas sa réputation.
 nn
Puis le lendemain, après avoir squatter leur joli petit appart. (douches, apéros) d'ailleurs on les remercie encore une fois, nous nous rendons à la laguna Cejar. Sensations exceptionnelles de flottaison. Impossible de se mettre debout, même en touchant le fond avec les mains, incroyable !
 
 Los oros, les yeux du désert, des impacts de météorites remplis d'eau douce qui aurait du normalement nous servir à nous rincer après l'eau salée mais nous sommes arrivés trop tard et le froid du désert s'était déjà installé, il était impossible de penser se baigner à cette heure ci.
Au petit matin, dépar 4h du mat., nous prenons la route avec René, notre guide à bord de sa camionnette qui nous conduit aux geisers de Tatio.

Il nous propose une baignade dans des sources chaudes mais le froid régnant ne nous incite pas à nous dévêtir. Plus loin, une halte au village ?, dégustation de brochette de lama et d'empanadas au fromage.

Avant de quitter les Berger autour d'un diner, nous retournons déambuler dans les canyons de la Valle de la luna.
 
 Dans le désert chilien il est possible d'observer le ciel d'une qualité incomparable. Si bien que bons nombres d'observatoires s'y installent. Nous avons choisi une soirée animée par Maury, un photographe/astronome amateur. Il aura complété les indications déjà données par Jean-philippe et surtout il aura mis a dispo. ses téléscopes. Depuis kri ne cesse de scruter le ciel à la nuit tombée et découvre de nouvelles fonctions à l'appareil photo qui montre déjà des signes de fatigue.
Petit jeu : celui qui trouve la croix du Sud gagne un petit viron dans notre cam's "agence tout risque". Désolé les astronomes n'ont pas le droit de jouer (trop facile pour toi Jean-Philippe)......
On prend la route pour passer un col à plus de 4000m pour rejoindre le nord de l'Argentine. Alors les prochains articles seront dédiés à un autre pays, et oui c'est ça d'avoir un camping-car, on voyage en zig-zag comme ils disent ici.